
Soudain elle apparaît, la colline éternelle
Humble parmi les plaines, ciselée de lumière ;
Les toits pourpres inondés des couleurs de la terre,
Orientent nos regards, les tournent vers le ciel.

Un éclat de beauté, ponctué par l’aurore,
Un doux rayon céleste, un souffle quasi-divin,
Illumine chaque année, en la fête de juin
La basilique chantant dans le silence et l’or.
Sur le tympan trônant à l’entrée du nartex,
Le Christ en majesté bénit les assemblées
Les genoux repliés soulignés de vortex,
Il accueille les fidèles venus pour y prier.


Sculptés sur les colonnes, au creux des chapiteaux,
Les scènes se succèdent, de David et Nathan
La sagesse, l’Imprudence, Isaac et l’enfant,
Judith et Olopherne ainsi que les Oiseaux.
Quelle sérénité au cœur de cette enceinte !
Lignes pures, symboles aux accents harmonieux
L’âme s’y sent élevée à la hauteur des cieux
Pour contempler en paix son Dieu trois fois saint.





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